«Duval et le Challenge C 2 en 2005»

Plus de soutien de Citroën Belgique aux programmes Super 1600
BRUXELLES  
A la veille de la remise des prix de son Challenge C 2, Luc Lion, responsable de la communication et du sport chez Citroën Belux, 
a tiré le bilan de la saison 2004 et évoqué une saison 2005 axée autour de la présence de François Duval en Mondial des rallyes 
sur une Xsara WRC officielle et la 20e édition du Challenge Citroën belge.
L'année de transition entre la Saxo et la C 2 n'a pas été facile au niveau du Challenge. Comment avez-vous géré cette situation?
«En attrapant quelques cheveux gris supplémentaires! Non, c'est vrai, ce fut plus difficile, encore que le passage de l'AX à la Saxo 
en raison de la livraison très tardive et au compte-gouttes de certaines pièces du kit en provenance de la France. 
On a été contraints à reporter à deux reprises le début de la compétition et, à Bocholt, 
seules six voitures étaient prêtes. La principale victime de ces retards fut sans doute Alexandre Romain, forfait au Sezoens. 
Par souci d'équité, j'avais décidé de livrer les pilotes en fonction de leur date d'inscription au Challenge. Et Romain était le dernier inscrit. 
Il a donc dû recevoir sa caisse et son arceau quinze jours après les autres. 
Heureusement, après un départ assez chaotique, on s'est vite retrouvé à 15, 
ce qui est dans la norme pour une première année, l'objectif pour 2005 étant de remonter à 25.»
Avec un plateau relativement copieux
«Tout à fait. Aux revenants comme Boelens, Petitjean ou Bragard sont venus s'ajouter des pilotes issus d'autres marques 
comme Servais et Romain. 
Avec une ancienne référence comme Van Lancker et des petits jeunes tels Cherain, Van Loo 
ou les nouveaux Boesman et Burton, des pilotes très prometteurs.»
Le 2e sacre de Stéphane Boelens, déjà titré en AX en 1991, a suscité pas mal d'émotions.
«Oui, car cette victoire avait une valeur symbolique. Il s'agissait d'un vibrant hommage à Rik Vanhuysse, 
notre champion 2003 tragiquement disparu dans un accident de la route voici près d'un an, alors qu'il avait été le premier 
à s'inscrire pour le Challenge C 2. 
La voiture de Boelens était d'ailleurs celle destinée à Rik. Son ancien équipier Bjorn Degandt l'a fait gagner en la confiant à Stéphane. 
Les parents de Vanhuysse n'ont pas raté une course et étaient là pour fêter le titre du successeur de leur fils au Condroz.»
Que pensez-vous de l'arrivée en rallye d'une autre formule monomarque?
«Je dis toujours que lorsqu'il y a deux boulangers dans le même village, le pain est meilleur. 
Aucun de nos pilotes ne rêve d'une Porsche plutôt que d'une C 2. 
Le concept, les prix et la clientèle seront fort différents. 
Mais contrairement à Marc Duez dont j'ai trouvé certains propos regrettables cette année, je ne dénigrerai pas la concurrence.»
L'affaire du déclassement de Bruno Thiry au Rallye de Wallonie reste-t-elle votre plus mauvais souvenir 2004?
«Pas forcément la disqualification en elle-même, mais plutôt les commentaires de certains pilotes dans la presse. 
J'ai trouvé certains propos en dessous de la ceinture. 
Bruno Thiry ne méritait pas cela. Heureusement, Citroën, qui n'était cette année qu'un sponsor de l'équipe Bastos-Kronos, a été épargné.»
Reverra-t-on une C 2 Super 1600 en Belgique en 2005?
«En tout cas, pas avec nous. Nous ne soutiendrons plus aucun programme, qu'il soit officiel ou privé. Le Super 1600 coûte vraiment trop cher.»
Le retour de François Duval sous vos couleurs, c'est du pain bénit?
«Cela nous fait effectivement chaud au coeur. Comme Thiry, François a débuté par notre Challenge. 
Cette année, lorsqu'une Xsara gagnait et que Duval finissait 3e, 
notre compatriote nous volait logiquement pas mal de retombées. Ce ne sera désormais plus le cas»
Si vous étiez à la place de Michel Jodogne, directeur du RACB, que feriez-vous pour relancer le rallye en Belgique?
«Question difficile. Je n'aimerais pas être à la place de Michel Jodogne car il n'existe pas de solution miracle. 
Je crois qu'il faut laisser faire le temps. 
On traverse une période difficile, comme à l'époque de la suppression des Groupe B. Mais cela va revenir. 
Selon moi, c'est cyclique. 
Il ne faut en tout cas pas opter pour une solution uniquement en fonction d'Ypres et du Condroz. 
Il faut aussi penser aux plus petits rallyes.»  

par Olivier de Wilde



© Les Sports 2004