La Famenne sourit à Bonjean et Blaise ...

Après de nombreuses participations, David Bonjean en pneus de compétition et Bruno Blaise chaussé de gommes de tourisme
remportent enfin le plus beau trophée à Marche.Deux jolis succès après une course aussi longue que difficile
et rendue très délicate avec la grosse pluie du début de matinée.
Comme on pouvait s’y attendre, cette nouvelle édition du Rallye de la Famenne a été très mouvementée! Et avec l’arrivée de la pluie, 
certaines spéciales se sont transformées en véritable patinoire pour les 166 pilotes au départ qui espéraient éviter toute figure de style. 
Grand connaisseur de l’épreuve, Jean-Pierre Van de Wauwer (Skoda Octavia WRC) prenait directement le commandement devant David Bonjean (Peugeot 307 WRC). 
Au fil de la journée et des spéciales qui s’asséchaient, "Vande" parviendra à garder l’avantage sur la 307 plus évoluée. 
Malheureusement, à deux spéciales de l’arrivée et 12 secondes d’avance, la boite de la Skoda rendait l’âme 
offrant la victoire à Bonjean qui n’aura jamais été très distancé.
"S’il y a bien une course qui me tenait à cœur, c’est celle-ci ! Depuis mes 5 ans, je venais voir ce rallye et je n’aurais jamais arrêté sans le gagner. 
Je reconnais néanmoins que Jean-Pierre est un vrai pro car il était très vite avec une auto moins récente. 
Cette victoire est en quelque sorte un rendu pour les nombreux déboires que j’ai déjà connus. 
Cette année, je terminerai le championnat national au volant de cette 307 que j’apprécie beaucoup."
Si on attendait les WRC pour la victoire, les dernières places du podium de la Division 4 (pneus de compétition) étaient très disputées 
puisque Olivier Collard (Subaru Impreza) excellait dans les conditions délicates pour prendre le meilleur sur Lionel Hansen. 
Copiloté pour l’occasion par Stéphane Prévot dans la superbe Impreza ex-usine, il sortait malheureusement et définitivement de la route. 
Sans leur abandon mécanique, Eric Cunin et Claude Streicher (tout deux en Mitsubishi Lancer Evo9) auraient pu viser le podium 
qui revenait finalement à la première traction, pilotée par Ghislain De Mévius (Peugeot 207). 
De Mévius effectuait une superbe course en préparation du prochain Rallye du Mont Blanc, dans le « Volant 207 » français. 
Sans une boîte cassée, Francis Lejeune (Porsche 911) aurait certainement pu prendre sa place et celle de première propulsion. 
Un honneur, dans ces conditions difficiles, qui revenait finalement à Roland Delhez (Opel Ascona). 
Ce dernier remportait sa classe (et finissait 13ème) après la sortie de Mike Souvigné (Renault Mégane), premier leader, 
devant Bruno Malherbe (Peugeot 206), deuxième leader, que Delhez remontait dans la journée. 
Retour dans le top 5 avec le Luxembourgeois Steve Zimmer (Lancer Evo10) qui finissait au pied du podium 
et devant Nicolas Damsin (Citroën C2-R2 Max) qui aura également livré une fameuse course. 
Quelques mots encore sur le retrait volontaire des deux Subaru WRC de Tuur Vanden Abeele et Wim Soenens alors que les deux candidats 
à la victoire en D4 se neutralisaient. Vincent Vertommen (Lancer Evo9) sortait de la route tandis que Olivier Holtzheimer (BMW M3) cassait également sa boîte.
Décidément, les problèmes de transmission étaient nombreux puisque c’est également pour cette raison que Laurent Wilkin (Peugeot 306), 
grand favori avec Bruno Blaise (Renault Clio), devait oublier ses espoirs de l’emporter. 
Alors qu’il avait une solide avance d’une trentaine de secondes sur Blaise, il devait malheureusement rendre son carnet, offrant à son adversaire 
sa première victoire à Marche. Le scénario était le même qu’en 2010 mais cette fois à l’avantage de Blaise qui abandonnait il y a un an. 
Derrière eux, deux Mitsubishi Lancer Evo7 se livraient un très beau duel tout au long de la journée. 
Si Laurent Mottet prenait d’abord l’avantage, Olivier Martin alignait d’excellents chronos pour finalement empocher la victoire de classe 
et la deuxième place au général. Avec sa Clio proche de l’origine, Patrick Grignet ne pouvait espérer mieux que la quatrième place 
et se serait battu avec Stephan Hermann (Fiat Punto) si celui-ci n’avait pas été retardé par une crevaison. 
Quant à Philippe Castremanne (Suzuki Swift) qui clôturait le top 5, il donnait une nouvelle fois le maximum, même si sa monture
n’était pas dans sa plus grande forme. A l’inverse, l’Opel Corsa d’Eddy Marique n’en finit plus de multiplier les exploits en classe 9 
Dans les classes, la 6 était la plus disputée (entre les Clio) puisque 30 secondes séparaient Ali Chouaïbi 
(finalement vainqueur avec Thibault Radoux qui prenait également le volant), Jonathan Georges et Geoffrey Godinas.
Quant à Serge Minet (Seat Ibiza), il n’était jamais loin du groupe mais de nombreux problèmes le retardaient. 
En 2-5, victoire incontestable de Thierry Lefin tandis que Jean-Claude Daniels gagnait finalement au coude à coude face à l’autre Clio de Michel Hannay. 
Néanmoins, on retiendra l’excellent début de course de Robby Denis qui les devançait, également en Clio. 
Pol Jacob (Peugeot 106) prenait l’avantage en classe 2 où Julien Thirifays (Honda Civic) pouvait regretter une erreur qui l’éloignait de la victoire. 
Enfin, les plus petites classes revenaient à Samuel Picard (Peugeot 205) en 2-4 après l’abandon mécanique de Laurent Georges (Citroën AX) 
tandis que Lucas Walbrecq (Suzuki Swift) voyait une nouvelle fois l’arrivée et la victoire en 1-1.
Au fil des courses en historique, André Lausberg (Opel Kadett) multiplie son expérience et devient une belle référence quant il est au départ. 
Ici, il remporte la victoire avec plus d’une minute d’avance sur Bernard Horicks (Ford Escort) qui signe une deuxième place importante quant au titre CF. 
Enfin, Michaël Philippe (BMW 2002) gardait l’avantage pour 10 secondes face à l’autre Escort de Jean-Marie Balbeur. 
Dans le classement des voitures S/R (Silhouette ou Replica) qui font également l’objet d’un championnat séparé des Prov’Historic, 
Valentin Noël s’imposait en solitaire avec sa Kadett.
 
Classements
Division 4: 
   1. Bonjean-Hérion H. (Peugeot 307 WRC-1er 4/14) en 1h25′46 
   2. Collard-Lassance (Subaru Impreza N14-4/14) +3′37 
   3. De Mévius Gh.-Borguet (Peugeot 207 RC-4/14) +5′18 
   4. Zimmer-Lanners (Mitsubishi Lancer Evo10-4/14) +6′10 
   5. Damsin N.-Brion G. (Citroën C2-R2 Max-1er 4/12) +6′34 
   6. Léonard-Piret (Subaru Impreza N12-4/14) +6′39 
   7. Doha-Warzée (Subaru Impreza STi-4/14) +7′36 
   8. Wauthier-Grenier (Mitsubishi Lancer Evo7-4/14) +8′17 
   9. Allart-Marche (Subaru Impreza GT-4/14) +9′43 
 10. Collette-Etienne (Skoda Fabia RS-4/14) +10′57 
 13. Delhez-Schroyen (Opel Ascona-1er 4/13) +12′57 
 (25 classés)
Divisions 1-2-3: d
 

   1. Blaise Br.-Noël Alp. (Renault Clio RS-1er 3/10) en 1h30′43 
   2. Martin O.-Piraux (Mitsubishi Lancer Evo7-1er 2/7) +1′13 
   3. Mottet-Peeters (Mitsubishi Lancer Evo7-2/7) +1′36 
   4. Grignet-Balcaen (Renault Clio RS-3/10) +2′22 
   5. Castremanne-Smetz (Suzuki Swift GTi-1er 3/8) +2′51 
   6. Marique-Lesire (Opel Corsa GSi-1er 3/9) +3′50 
   7. Boelens St. et Q. (Renault Clio RS-3/10) +4′20 
   8. Hermann-Maraite (Fiat Punto-3/10) +5′22 
   9. Collignon-Dachelet (Citroën C2-R2-3/9) +5′57 
 10. Chouaïbi Al.-Radoux Th. (Renault Clio-1er 2/6) +6′15 
 11. Georges-Mathieu (Renault Clio RS-2/6) +6′26 
 12. Godinas-Constant (Renault Clio RS-2/6) +6′45 
 13. Listrez-Schutz (Skoda Felicia kit car-3/9) +7′24 
 14. Demelenne S. et G. (Citroën ZX-3/10) +7′30 
 15. François Fr.-Jacoby (Opel Corsa-3/9) +7′48 
 26. Lefin Th. et N. (Peugeot 106 GTi-1er 2/5) +12′07 
 38. Daniels-Fernandez (Renault Clio RS-1er 1/3) +15′01 
 40. Jacob-Delnaux (Peugeot 106 GTi-1er 1/2) +15′17 
 44. Picard-Wéry (Peugeot 205 Rallye-1er 2/4) +16′47 
 67. Walbrecq-Fontaine (Suzuki Swift GTi-1er 1/1) +25′21 
 (68 classés)